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 La génération défroquée (échos): Véronique Margron

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ChristianK
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Nombre de messages : 339
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

MessageSujet: La génération défroquée (échos): Véronique Margron   Mar 31 Mar - 21:36

http://www.cath.ch/newsf/veronique-margron-la-vocation-cest-croire-a-un-bonheur-possible-a-travers-le-chaos/

Voici des extrais une entrevue d'une dominicaine, de la génération lyrique, vraisemblablement descendante ou support de la génération défroquée:


Véronique Margron, qu’est-ce que la vocation?

``C’est essayer de vivre le plus pleinement possible son humanité. A mes yeux la vocation, avant d’être un choix, consiste d’abord dans une conduite. Avant d’aller à tel ou tel endroit, dans tel type de choix de vie, c’est une manière de se tenir dans l’existence – et à fortiori dans l’existence chrétienne.

Et quelle est cette manière de se tenir dans l’existence?

C’est une implication dans le monde, sans en être spectateur, le regarder passer ou le juger de haut. On s’y engage comme homme ou comme femme, avant tout, en cherchant à être solidaire de celles et ceux qui nous entourent. Pour moi, la vie chrétienne se situe là et nulle part ailleurs. La condition chrétienne n’est pas une condition par-dessus la condition humaine, elle n’est pas une sorte d’état supérieur. Elle se situe dans la vérité de la vie humaine si, en fin de compte, la vie humaine c’est essayer de se donner plutôt que de se garder, de s’ouvrir plutôt que de se fermer.

Cet antagonisme va donc déterminer toute vocation?

Oui, sans doute. La vocation est une sorte de mouvement de donation qui n’est pas un sacrifice mais, en définitive, une joie. Car c’est de joie dont il s’agit. La vocation c’est croire qu’à travers tout le fatras que je porte, il est possible d’être heureux, non pas pleinement heureux – je ne sais pas ce que ça veut dire –, mais goûter à suffisamment de bonheur pour pouvoir continuer à vivre. La vie réclame toujours du courage dans les heures sombres et il faut que ce courage soit porté par un certain “goût”.

Comment est-ce possible de trouver de la joie dans ces “heures sombres”?

Si on savait, on se porterait mieux! Je ne sais pas si on peut trouver du goût dans les heures sombres sans les autres. Pour moi, c’est une vraie question. S’il n’y a pas de l’autrui qui m’estime, qui me respecte, qui m’aime et qui croit en moi, je crois que c’est impossible, y compris du sein de la foi. Je crains que la prière ne soit pas suffisante s’il n’y a pas des visages qui nous tirent, qui nous disent qu’il est possible de sortir de nos enfers au moment où je n’y crois plus. Ils espèrent en quelque sorte pour moi.

Dans le déploiement de nos vocations, ces épreuves sont-elles providentielles?

Ah non, vraiment, non! Les heures sombres sont d’abord des heures dangereuses et, dans le danger, on peut mourir, non seulement physiquement, mais aussi psychiquement, spirituellement ou socialement. Je me garderais donc bien de dire que c’est une grâce ou quelque chose de providentiel. Parfois, nous pouvons le dire longtemps après et parce qu’on en est sorti, mais en tant que telles, les épreuves ne peuvent en aucun cas être considérées comme bonnes ou essentielles.

Reste que la souffrance fait partie de la vie. Le problème, si je puis dire, ce n’est pas de lui trouver un sens, mais de chercher un sens à la vie dans l’épreuve car c’est toujours la vie qui a du sens, jamais la souffrance ou le malheur. Et l’humain n’a pas besoin de se croire fort comme un roc, ni un surhomme ou une surfemme, pour pouvoir traverser la souffrance.``
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C'est seulement une entrevue et ca ne couvre pas toute la pensée de l'A. sans doute, mais c'est quand même remarquable par les omissions et la confusion.

1) d'abord élimination totale de la grace et du surnaturel. On sait pas si on parle de vocation religieuse ou non. Or vocation veut dire appel, et dans l'église cela dépend d'une grace surnaturelle. ca ne concerne pas l'irreligieux, sauf si on est moderniste en éliminant le surnaturel. On n'est pas sur de ce dont elle parle et c'est glissant. Vivre son humanité n'est pas spécifiquement vocation à la vie religieuse. Cette confusion va contribuer à garder son noviciat vide et à tuer la vie religieuse féminine en France.

2) Pire encore, la présence au monde la conduit à ne pas souligner le caractère supramondain (surnaturel ) de la grace. Se donner au monde pour le monde n'a aucune valeur, est un péché mortel si cela n'est pas centré sur Dieu pour lequel on se sacrifie; c'est une idolatrie.

3) comme se donner est surnaturel dans sa racine, c'est un sacrifice et cela suppose une fermeture au monde avant toute ouverture, particulièrement à cause du péché originel. "s'ouvrir plutot que se fermer"  est vrai dans un sens mais faux dans un autre, et on ne sait pas quel sens est utilisé ici. Risque d'assassinat des vocations à la vie religieuse, car les vocations doivent être cultivées, c'est à dire protégées, ce qui suppose une fermeture.
D'ailleurs l'A. n'est même pas ouvert: en répétant sans cesse, année après année, ouverture et en rejetant toute fermeture, il n'est plus ouvert, sans s'en apercevoir il est béant, d'ou décadence et mort des religieux.

4) "n'est pas un sacrifice" est une monstruosité de la génération défroquée sous pression consumériste.  Le don se soi en contexte religieux est nécessairement un sacrifice.
On sent l'influence des petites relizions cucu zoie et partaze ici. Danger mortel pour les vocations.

5) Le texte est incohérent en parlant des épreuves. Par définition une épreuve est providentielle puisque quelqu'un nous éprouve, nous fait produire des preuves. La langue lui a fourché, au lieu d'épreuve elle voulait dire souffrance.
Il est vrai que toute souffrance n'est pas épreuve providentielle, elle peut être un chatiment, soit médicinal ( si on se corrige) soit vindicatif (si on s'endurcit dans le mal). Elle peut être soit voulue soit permise par Dieu, donc en un sens la providence n'est pas absente.

6) la théologie cucu lui fait commettre une gaffe très importante: la souffrance n'aurait pas de sens, seule la vie souffrante. C'est logique, car le sens de la souffrance c'est justement l'épreuve des justes et le chatiment des pécheurs. Pour cela il faut que Dieu punisse, comme il le fait dans l'écriture. L'A. veut camoufler cela, et c'est pourquoi la notion de péché mortel, véniel, originel, est totalement censurée.

La mort des vocations est là, dans son texte même, par toutes les choses tronquées, glissantes et omises qui y "sont"  en creux.
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