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 La génération défroquée: mort des jésuites du Québec.

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ChristianK



Nombre de messages : 357
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

MessageSujet: La génération défroquée: mort des jésuites du Québec.   Sam 1 Avr - 23:13

Mort des Jesuites du Québec… Une nouvelle d'une importance capitale

IL n'est plus nécessaire de parler de pathologie, http://catholique.exprimetoi.net/t20p25-pathologies-dominicaines-et-pathologies-jesuites-au-can-ii#543
,celle-ci était létale et la mort arrive, un peu plus vite que prévu


Le texte :
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La fin d’une époque pour les jésuites
Il est bien lointain, le temps des martyrs canadiens et des collèges où les jésuites formaient l’élite du Québec. La Province jésuite du Canada français cessera dans un an et demi d’avoir une existence propre, à la faveur d’une fusion avec les jésuites du Canada anglais. C’est d’ailleurs un Néo-Brunswickois qui a été choisi comme prochain patron des jésuites québécois, l’automne dernier.
Mathieu Perreault La Presse
Les jésuites au Québec ont éduqué une bonne partie de l’élite dans leurs collèges, notamment le collège Brébeuf, à Montréal, fondé en 1928. Ils font partie de l’ADN canadien-français depuis que sept d’entre eux sont devenus martyrs des Iroquois au XVIIe siècle. Mais la moitié d’entre eux ont plus de 80 ans et ils sont huit fois moins nombreux qu’il y a 50 ans. Pour cette raison, à l’été 2018, les deux « provinces » jésuites du Canada seront fusionnées.
L’automne dernier, Erik Oland a été nommé « provincial » des jésuites du Canada français. Un quart acadien par sa mère, il dirige depuis huit ans le noviciat où habitent durant leur formation les futurs jésuites, à Montréal. Durant cette période, il a vu passer plus d’une vingtaine de novices, dont un seul Québécois de souche.
« Pendant trois ans, dans les années 60, il y avait tellement de jésuites au Québec qu’on a fait deux provinces pour le Canada français, explique le père Oland, en entrevue à Montréal. Je préfère parler de création d’une nouvelle province plutôt que de fusion. C’est un phénomène mondial. La France formera une nouvelle province avec la Belgique wallonne et aux États-Unis, on passera de dix à quatre provinces. »
Au Canada, ce mariage des deux solitudes est aussi l’union du passé et de l’avenir. « Le mouvement de sécularisation au Québec est beaucoup plus fort », explique Jean-Marc Biron, l’actuel provincial du Canada français, qui demeure en poste jusqu’en mars.
« Au Canada anglais et aux États-Unis, le catholicisme est une religion minoritaire qui s’est développée de manière plus défensive. L’objectif a longtemps été de conserver la foi et la culture. »
— Jean-Marc Biron
Les jésuites ont longtemps été associés au pouvoir et à l’élite, mais en 1975, les jésuites du Québec ont abandonné les collèges (à l’exception de l’Université de Sudbury) pour se consacrer aux laissés-pour-compte, par exemple, la Maison Dauphine pour les jeunes de la rue à Québec. C’est peut-être la seule province jésuite au monde à avoir abandonné le domaine de l’éducation.
La province du Canada anglais, qui compte presque deux fois plus de membres, est toujours active en éducation, notamment avec l’école secondaire Loyola à Montréal. « On a aussi des projets d’écoles dans les communautés autochtones, à Regina et à Winnipeg, dit le père Oland. À Loyola, on a des étudiants boursiers, des liens avec la communauté mohawk et on sensibilise les jeunes à la justice sociale, notamment avec des voyages dans des pays pauvres. »
Différent en France
Vu de l’autre côté de l’Atlantique, cet abandon des collèges n’est pas non plus à l’ordre du jour. « En France, il y a eu beaucoup de tensions jusque dans les années 80 entre les jésuites de collège et les jésuites ouvriers », explique le père Bertrand Heriard, qui dirige la revue Projet, l’une des deux principales publications de l’ordre en France. « Mais ni moi ni la plupart de mes collègues n’avons connu cela. Nous n’opposons plus la justice sociale et la mission d’éducation. »
Le père Oland ne veut pas nécessairement ramener les jésuites à Brébeuf. Mais il est ouvert à une implication plus grande qu’actuellement – deux jésuites font toujours partie de son conseil d’administration. À l’inverse, il n’exclut pas de transférer Loyola à une corporation laïque, comme Brébeuf en 1986 et Garnier, à Québec, en 1987, qui se réclament tous deux de la tradition jésuite. « Il n’y a pas de vaches sacrées. »
À plus court terme, il veut appliquer au Québec la formule qui a permis aux jésuites canadiens-anglais d’avoir de la relève, une main tendue vers les communautés ethniques et un responsable du recrutement à temps plein.
Responsables d'Haïti
Depuis 1953, sauf durant la période où le dictateur Jean-Claude Duvalier les a expulsés, entre 1964 et 1986, les jésuites du Canada français sont aussi responsables d’Haïti. La trentaine de jésuites haïtiens feront à partir de l’été 2018 partie de la province latino-américaine. Une trentaine de jésuites nés au Québec travaillent en outre en Haïti.
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Faits saillants :

-20 novices en 8 ans, 1 québécois.

-La sécularisation est plus forte, mais il ne mentionne pas la sécularisation interne des jésuites québécois, par manque grave de fermeture sur le monde

-Il admet que les anglos sont plus défensifs; mais il recule devant la conclusion normale : donc ils sont plus adaptés, donc plus fermés sur le monde. Donc, grace à cette fermeture, ils peuvent davantage servir le monde.

-Le social tous azimuts au détriment de l’éducation a été l’œuvre de la génération défroquée, qui a utilisé ce levier pour faciliter son rejet du jésuitisme classique.

-Le crétinisme francais des jésuites ouvriers les a contaminés. Non par l’ouvriérisme, mais par la mondanité. Des religieux mondains, même avec bonnes intentions, entrent en décadence immédiate. Je suis sur que la scission latente de l’ordre en France a existé au Québec, puis la génération défroquée a pris le pouvoir et l’a transmis aux mondains-sociaux, qui souvent, d’ailleurs, défroquaient canoniquement après.



Le plus fascinant c’est l’extraordinaire puissance du symbole. Cet ordre est lié à la fondation de la nouvelle-France, et il MEURT! Ca annonce des choses. Plus fort encore, il est absorbé par les anglos, alors que Julien Harvey (1925-1997) a presque fait une dépression lors de la victoire du Non au référendum de 80, et qu’il interprétait la croix du drapeau du Québec comme un crucifix…
Et le provincial québécois qui disait du pape en 80 qu'il connaissait mal la tradition démocratique jésuite quand il écarta Arrupe de la préparation de sa succession, pour corriger les dérives!!! Non, les québécois montraient les pires symptomes...
Il faudra observer maintenant la mort de la fac de théologie de l’U. de montréal, ou ils firent énormément de mal et ou les pires défroquages (avec scandales) eurent lieu. Ca devrait être lié.
Plus clair encore, la mort de la revue Relations, très clairement liée à la génération défroquée. Ca ne devrait pas trop tarder. Elle a d'ailleurs des symptomes d'une autre revue morte depuis longtemps (vie ouvrière, de la joc): celle-ci avait été partiellement financée par le syndicat csn pour ne pas disparaitre, puis totalement absorbée par lui, avec nouveau titre "recto-verso" et disparition de l'aumonier oblat. C'est mort est quelques mois. Or Relations se fait maintenant payer de pleines pages complètes de pub politique par la csn... la mort financière rôde, c'est clair...

J’avais prévu, mais ca arrive un tout petit peu plus vite. Si on suit les profils sociologiques, il faut voir ce qui va arriver aux dominicains : transmission aux africains? Aux américicains (qui vont infiniment mieux)?
Il faut se rappeler aussi la mort des dominicains de la province de Lyon en 1997, à mon avis exactement parallèle, avec pathologie comparable.

Cette mort va leur faire un bien immense, pour apprendre leur lecon, pour plusieurs siècles j'espère. Plus jamais l'ex provincial Julien Harvey relatant le saint sacrifice de la messe sur une table de cuisine avec des toasts beurrées devant un poster de Che Guevarra. Jamais plus.

IL faut toutefois être prudent : d’autres ordres vont mourir, sans scandale aucun, silencieusement, DONC ce n’est pas le délire social jésuite qui cause la mort, il ne fait que l’accélérer, probablement. Généralement, la piste la plus prometteuse, c’est que ce n’est pas ce que les religieux ont fait qui les tue, c’est ce qu’ils n’ont pas fait, l’omission. Et naturellement ils subissent les effets des gaffes postconciliaires locales plus larges en caté, liturgie, prédication.
La fermeture sur le monde, explicite, est l’ABC de la vie religieuse. L’ouverture est secondaire, et si elle devient première c’est la mort à terme.
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ChristianK



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MessageSujet: Re: La génération défroquée: mort des jésuites du Québec.   Lun 18 Sep - 20:19

Phénomène intéressant chez les communautés décadentes dans le déni d'échec: il y a bien des années j'ai croisé le responsable du noviciat jésuites de montréal, qui avait le plus clair des symptomes de la génération défroquée, et nous avons parlé de l'avenir de la province, avec soupcons sur les gaffes commises, et il a répondu négligemment " on n'a pas besoin d'être les plus nombreux (ou nombreux)".

Or aujourd'hui ils ne sont pas seulement "pas les plus nombreux" mAis inexistants , le néant. D'où le danger évident, le manque de précaution de la 1ere attitude.
Je souligne le fait pcq cette idée très dangereuse circule ailleurs aujourd hui; un religieux dit dans une video que les fidèles n'ont pas besoin d'être majoritaires, une parole qui bloque les remèdes à la décadence et pourrait mener à la disparition complète. Très dangereux, au pt de vue risques pris.
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ChristianK



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MessageSujet: Re: La génération défroquée: mort des jésuites du Québec.   Jeu 26 Avr - 21:32

il y a quelques années j'écrivais ici:

http://catholique.exprimetoi.net/t20p25-pathologies-dominicaines-et-pathologies-jesuites-au-can-ii

"
Après la province s.j. du Canada Francais devenue prov. du CF et d'Haiti, il y aurait des pourparlers officieux pour fusionner avec la province du Canada Anglais. La mort postconcilaiire est là, c'est clair. Pour la génération défroquée c'est terminé.
Guy Paiement, s.j. (1935-2010), la quintessence de la génération défroquée, a été remplacé par un fonctionnaire laic; un éloge funèbre pour lui , comme grand québécois,a été prononcée par l'ex-provincial, pour sa part canoniquement défroqué...
The game is over. Faut regarder ailleurs."

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D'autre part j'écrivais plus récemment ici:

http://catholique.exprimetoi.net/t182-la-generation-defroquee-une-soupe-au-caillou-en-collab

"
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Gregory Baum (un défroqué de 1970... ca joue...)
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Eh bien, disparu en 2017, sa bio indique le mauvais ptre: non seulement le défroqué type des ans 1970, qui marie une défroquée, mais au comportement homosexuel dès les années 60.
Il a trahi son voeu de chasteté et de sanctification.
ET le pire: ce traitre a souhaité explicitement rester caché pour pouvoir influencer l'église "de l'intérieur". Et il avait ses entrées dans les millieux théologiques.
Cette pensée est non seulement le lieu assez courant de la génération défroquée, mais ici c'est son cloaque.
Tout lien entre ca et le concile discrédite inévitablement le concile et impulse une poussée certaine au lefebvrisme, qui prend ainsi une tout autre teinte."
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Phénomène fascinant pour qui cherche à analyser la décadence/disparition liée à la génération défroquée, le dernier provincial jésuite québécois avant la mort a publié l'éloge suivant de Baum:



"
Décès du théologien Gregory Baum

Au nom des jésuites de la Province du Canada français, je désire rendre hommage à Gregory Baum et rendre grâce pour la chance que nous avons eue de le côtoyer depuis plus de vingt-cinq ans. Gregory a été membre du comité de rédaction de la revue Relations. ...
nous pouvions ainsi profiter de son expertise et de sa sagesse. Pendant plus de dix ans, Il a été considéré comme chercheur associé au CJF.

Intellectuel, sociologue et théologien de grande valeur, homme de dialogue, Gregory Baum aura marqué notre société et notre Église depuis le Concile Vatican II auquel il a participé en tant qu’expert. Depuis son arrivée à Montréal, il y a presque trente ans, Gregory a toujours été proche du Centre justice et foi et de la revue Relations dont il partageait les options. Non seulement Gregory était-il un grand penseur, mais il a participé à beaucoup de luttes du mouvement populaire du Québec. Il a su comprendre le Québec dans sa spécificité et a cherché, par tous les moyens dont il disposait, à en présenter les richesses comme par exemple dans son volume The Church in Quebec (1992).
....
Gregory Baum était de la trempe des géants tant au plan intellectuel que social.
...

Nous garderons de lui un souvenir impérissable.

Jean-Marc Biron"


Ce qui est fascinant, c'est l'identité du message, mais avec croisement: Le dernier provincial d'une province jésuite morte fait l'éloge (angle québécitude, le type est né en 43) d'un défroqué des années 70, tandis que pour Paiement le même éloge était prononcé par un ex-provincial mais cette fois-ci c'était ce dernier qui était canoniquement défroqué!!!
Les éloges défroqués dans les 2 sens pour ainsi dire...

Une symbolique évidente? un lien avec la décadence/mort - et le mot de Julien Harvey (provincial vers 1975-1980) vers 1985,  "Ce que je ne m'explique pas c'est que les jeunes, qui aiment les défis, ne relèvent pas celui de St Ignace"?
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