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 Missel jean XXII-Missel Paul VI

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ChristianK
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Nombre de messages : 336
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

MessageSujet: Missel jean XXII-Missel Paul VI   Sam 28 Juil - 18:55

Pour voir plus clair dans la différence messe Jean XXIII- messe Paul VI, le lien suivant:
http://www.amdg.asso.fr/formation/format_brefexamen_ottaviani.htm

Le card Ottaviani occupait le poste du Card ratzinger de 1940 à 1968 environ. Le "grand perdant" au concile, qu'on appelait "le vieux lion".
Il y a des disputes à savoir si le texte ci-haut était vraiment de sa main ou s'il l'a seulement signé. Bref il faut faire attention. Mais l'idée générale suffit.
Par dessus tout, il semble incontestablement vrai que le # 7 du projet de la commission (dirigée par Mgr Bugnini) de Paul VI était comme le texte le dit ET QUE C'EST SEULEMENT APRES que Paul VI a corrigé (justement grâce à Ottaviani - cf JM Paupert, Péril en la demeure; Paupert était d'"avant-garde", et est devenu tradi): la notion de sacrifice, omniprésente au concile, était absente, et c'est après qu'il a ajouté le sacrifice au mémorial et à la "cynaxe" dans la définition fondamentale de la messe ( l'omission était peut-être à cause des passages du texte conciliaire ou on disait qu'il fallait favoriser l'oecuménisme). Tout semblait parfait.
SAUF que seul le préambule a été corrigé, la substance de la messe de cet ordo (missel) restant inchangée. Comme si on avait construit la messe sans la notion de sacrifice tout en ajoutant ensuite le MOT de sacrifice. C'est la clef de toute l'affaire liturgique.
Beaucoup pensent que c'est un détail purement abstrait. Je suis sûr du contraire, car les incidences psychologiques de tout ca peuvent avoir vidé les églises, pour des raisons très complexes qu'il serait trop long de développer ici. (C'est comme la présence réelle: à la messe tridentine, le prêtre fait une 30aine de génuflexions devant l'autel. Pourquoi......)




POur compléter la lettre des card. Ottaviani et Bacci (je dois rappeler que Ottaviani était déjà aveugle en 69 et qu' on a dit parfois qu'il avait été manipulé dans la signature du texte des théologiens, que certains qualifiaient d'intégristes; mais il reste qu'il a certainement rédigé la lettre d'introduction), voici l'opinion du card. Stickler rapportée par l'abbé Aulagnier (Inst. Bon pasteur):

"
La thèse du Cardinal Stickler.

C’est la thèse du cardinal Stikler. Il le disait dans sa conférence en Autriche en 1997 .Elle fut donnée à « l’ Internationalen théologischen Sommerakademie 1997 des linzer Priesterkreises ». Elle fut publiée, d’abord, en allemand par Franz Breid – Die heilige liturgie – Ennsthaler, puis en français par le CIEL, en 2000, dans une petite brochure intitulée : « Témoignage d’un expert au Concile ». La conférence a pour titre en français « Souvenirs et expériences d’un expert de la Commission conciliaire sur la liturgie ».

Le cardinal Stickler se présente tout d’abord.

Ce n’est pas le dernier personnage de l’Eglise. « J’ai été professeur de droit canonique et d’histoire du droit ecclésiastique à l’Université salésienne, fondée en 1940, puis pendant 8 ans, de 1958 à 1966, recteur de cette université. En cette qualité, j’ai bientôt été nommé consulteur de la Congrégation Romaine pour les Séminaires et les Universités, puis, depuis les travaux antépréparatoires jusqu'à la mise en œuvre des décisions du Concile, membre de la commission dirigée par ce dicastère romain. En outre, j’ai été nommé expert de la commission pour le clergé, et plus spécifiquement pour les problèmes relatifs aux droits patrimoniaux : il s’agissait surtout de débarrasser le Droit canon du système des bénéfices.

« Peu avant le concile, le cardinal Laraona, dont j’avais été élève pendant mes études de droit canon et de droit ecclésiastique au Latran et qui avait été nommé président de la Commission conciliaire pour la liturgie, me fit venir chez lui et m’annonça qu’il m’avait proposé comme expert de cette commission. Je lui objectais que j’avais déjà beaucoup à faire en tant qu’expert de deux autres commissions, surtout celles des séminaires et universités. Pourtant il maintint sa proposition en faisant remarquer que, considérant l’importance canonique des prescriptions relatives à la liturgie, il fallait également inclure des canonistes dans cette commission. C’est par cette fonction non recherchée que j’ai ensuite vécu le Concile Vatican II depuis ses débuts puisque, comme on le sait, la liturgie fut le premier sujet inscrit à l’ordre du jour. Je fus ensuite affecté à la sous-commission qui devait rédiger les modifications apportées aux trois premiers chapitres et aussi préparer l’ultime formulation des textes qui devaient être soumis, pour discussion et approbation, à la commission réunie en plénière avant d’être présentés dans l’aula conciliaire. Cette sous-commission se composait de trois évêques : Mgr Callewaert, archevêque de Gand, qui en était le président, Mgr Enciso Viana, de Majorque et, si je ne me trompe, Mgr Pichler, de Banjaluka (Yougoslavie), ainsi que de trois experts Mgr Martimort, le père Martinez de Antoniana, clarétin espagnol, et moi-même. Vous comprendrez aisément que, dans le cadre de ces travaux, on pouvait se faire une idée exacte de ce que souhaitaient les Pères conciliaires ainsi que du sens réel des textes votés et adoptés par le concile ».

Tout cela pour dire que son témoignage personnel sur la réforme liturgique, son jugement sur « l’édition définitive » du nouveau missel romain, peut avoir une certaine valeur. Il le dit lui-même : « Mais vous pourrez également comprendre ma stupéfaction lorsque, prenant connaissance de l’édition définitive du Nouveau Missel Romain, je fus bien obligé de constater que, sur bien des points, son contenu ne correspondait pas aux textes conciliaires qui m’étaient si familiers, que beaucoup de choses avait été changées ou élargies, ou allaient même directement au rebours des instructions données par le Concile ».

Il demande alors une audience au cardinal Güt, préfet de la Congrégation des Rites : « Comme j’avais précisément vécu tout le déroulement du Concile, les discussions souvent très vives et longues et toute l’évolution des modifications jusqu’aux votes répétés qui eurent lieu jusqu'à leur adoption définitive,et que je connaissais aussi très bien les textes contenant les prescriptions détaillées pour la réalisation de la réforme souhaitée, vous pouvez vous imaginer mon étonnement, mon malaise croissant et même ma fureur devant certaines contradictions particulières, surtout considérant les conséquences nécessairement graves que l’on pouvait en attendre. C’est ainsi que je décidais d’aller voir le cardinal Gut qui, le 8 mai 1968, était devenu préfet de la Congrégation des Rites en remplacement du cardinal Larraona, qui s’était retiré le 9 janvier précédent.

Je lui demandais une audience dans son logement au monastère bénédictin de l’Aventin, audience qu’il m’accorda le 19 novembre 1969.

Mgr Gut me reçut très aimablement, bien qu’il fût visiblement malade et, comme l’on dit, j’ai pu déverser tout ce que j’avais sur le cœur. Il me laissa parler une demi-heure sans m’interrompre, puis il me dit qu’il partageait entièrement mes inquiétudes. Mais, ajouta-t-il, la faute n’en incombait pas à la Congrégation des Rites : en effet, toute la réforme était l’œuvre du « Consilium » constitué expressément à cette fin par le pape, dont il avait nommé le cardinal Lercaro Président et le père Bugnini Secrétaire. Dans ses travaux, ce conseil n’avait eu de comptes à rendre qu’au pape ».

....

Ce préambule étant fait, le Cardinal donne le thème de sa conférence : il veut juger « de la concordance ou de la contradiction entre les dispositions conciliaires et la réforme effectivement appliquée » (p. 35)

Tout au début, le cardinal nous rappelle quelques grands principes liturgiques heureusement soulignés par la Constitution Sacrosanctum Concilium . Il nous rappelle l’article 2 qui affirme que, dans la liturgie, « tout ce qui est humain doit être subordonné et soumis au divin, le visible à l’invisible, l’action à la contemplation, le présent à la cité divine future que nous recherchons ». C’est à la page 35 du livret.

.....

Sur ce point, le jugement du cardinal tombe comme un couperet. Tout simplement, les réformateurs ont échoué en cette affaire. Il écrit vers la fin de sa conférence: « Ma conférence, mes souvenirs et expériences, je pense, ont permis d’évaluer dans quelle mesure la réforme avait satisfait aux exigences d’ordre théologique et ecclésiastique énoncées par le Concile, en d’autres termes, de voir si, dans la Liturgie - et surtout dans ce qui en constitue le centre, la Sainte Messe – ce qui est humain a véritablement été ordonné et soumis au divin, ce qui est visible à l’invisible, ce qui relève de l’action à la contemplation et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. Et l’on arrive à se demander si, au contraire, la nouvelle liturgie n’a pas, souvent, ordonné et soumis le divin à l’humain, le mystère invisible au visible, la contemplation à l’activisme, l’éternité future au présent humain quotidien ». (p. 64)."



http://qien.free.fr/2007/200705/20070531_aulagnier.htm
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ChristianK
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MessageSujet: Jeunesse de messes tradis   Sam 28 Juil - 18:56

Sur la jeunesse des tradis, l'évêque d`Angers ecrit:
"Les traditionnels restés fidèles à Rome avaient reçu du prédécesseur de Mgr Bruguès l'indult, c'est-à-dire la permission de célébrer selon le rite ancien tous les dimanches et les jours de fête dans une chapelle qui venait d'être abandonnée par les religieuses de la Visitation. "Quand je suis arrivé à Angers, venant de Suisse, j'ai pensé qu'il s'agissait de nostalgiques du rite ancien, des gens d'un certain âge. J'ai pensé qu'avec le temps, leur nombre allait se réduire par la force des choses. Quand je leur ai rendu visite, j'ai été surpris de constater qu'il n'y avait presque pas de personnes âgées. Ce groupe relativement important – entre 250 et 300 personnes – était composé pour l'essentiel de jeunes familles qui n'avaient pour la plupart jamais connu le Concile. (…) J'ai demandé à une paroisse ordinaire de pouvoir les accueillir, en leur faisant la place, à la condition que le ou les prêtres concernés célèbrent selon le double rite. Cette décision date d'un an".

http://qien.free.fr/2006/200611/20061117_brugues.htm
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MessageSujet: Re: Missel jean XXII-Missel Paul VI   Sam 19 Jan - 19:50

Il semblerait, selon certains milieux, que le P. Guerard Deslauriers, op, qui se fit sacrer pseudo-eveque pour s'opposer a vatican II, serait l'auteur principal du texte que le Card. Ottaviani prefaca, et qu'il perdit son poste de prof. au Latran:

http://qien.free.fr/2007/200707/+++20070731_carandino.pdf

Il est donc exact de dire que l'origine de ce texte est quasi lefebvriste. Mais aussi curial par la signature personelle d'Ottaviani.
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ChristianK
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MessageSujet: Re: Missel jean XXII-Missel Paul VI   Sam 24 Mai - 19:56

Pour faire suite sur l'élaboration du novus ordo.
Sa première version, en la présentation de la messe, se lit:

""La Cène dominicale est la synaxe (2) sacrée ou le rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur (3). C'est pourquoi vaut éminemment pour l'assemblée locale de la sainte Eglise la promesse du Christ : Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux (Mat., XVIII, O)."

Puis, suite aux interventions aidées par ottaviani-Bacci, il y eu la version finale du printemps 1970 (mais la messe était déjà composée sur l'idée de "synaxe" - mème chose pour la version de 2002, qui insiste sur le sacrifice, mais sans changer la messe ; orientation, etc.):

"A la messe ou Cène du Seigneur, le peuple de Dieu est convoqué et rassemblé, sous la présidence du prêtre, qui représente la personne du Christ, pour célébrer le mémorial du Seigneur, ou sacrifice eucharistique. C’est pourquoi ce rassemblement local de la sainte Église réalise de façon éminente la promesse du Christ : " Lorsque deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux " (Mt 18, 20). En effet, dans la célébration de la messe où est perpétué le sacrifice de la croix, le Christ est réellement présent dans l’assemblée elle-même réunie en son nom, dans la personne du ministre, dans sa parole et aussi, mais de façon substantielle et continuelle, sous les espèces eucharistiques."

Or, il est intéressant de noter les premiers mots, essentiels, de la première version, par exemple "synaxe".
ON NE TROUVE PAS CE MOT DANS LA CONSTITUTION LITURGIQUE DE VATICAN II, et le concile use du terme "sacrifice" proportionnellement davantage que le concile de Trente! CF:

http://fr.wikikto.eu/index.php/La_messe_au_concile_Vatican_II
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MessageSujet: Re: Missel jean XXII-Missel Paul VI   

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