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 Dieu vengeur - Magistère III: Conc. de Trente

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ChristianK



Nombre de messages : 340
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

MessageSujet: Dieu vengeur - Magistère III: Conc. de Trente   Ven 5 Oct - 0:20

1) Concile de Trente

Le concile de Trente ne mentionne pas abondamment la vengeance divine (pas autant que la notion de châtiment) mais il la mentionne assez clairement quand c'est le cas (mots latins entre parenthèeses):

A) Sess. 14, chap. 8: "qu'ils aient devant les yeux la pensée que la satisfaction qu'ils imposent ne vise pas seulemenmt à sauvegarder la vie nouvelle et à guérir la faiblesse, mais aussi à venger et châtier les péchés passés"
(Vindictam paccatorum)

B) Sess. 14, ch. 9 :
"Non seulement les peines que nous nous infligeons spontanément en châtiment du péché...mais aussi les épreuves temporelles infligées par Dieu...peuvent satisfaire auprès de Dieu"
(Poenis sponte a nobis pro vindicando peccato susceptis....sed etiam...temporalibus flagellis a Deo inflictis; on a rendu vindicando - "vengé" - par châtiment, mais le sens est vindicte)

C) Sess. 22, déc. de réforme, can. I:
"Ce nonobstant toute coutume contraire, de peur qu'ils soient punis par la vengenace divine pour avoir négligé la correction de leurs sujets"
any customs to the contrary notwithstanding; lest they themselves may have, God being the avenger, to pay the penalty deserved by their neglect of the correction of those subject to them
(Deo vindice, poenas persolvant; ici l'anglais traduit très bien, même grammaticalement: "dieu vengeant, "étant le vengeant")

D) Sess. 25, chap 21, Sur les jeûnes:

"ceux qui les méprisent verront Dieu les punir
they who contemn them, shall feel God himself as an avenger."
(Deum ipsum ultorem sentient; ici on change de racine - "ultor" - mais le sens est le même: Dieu vengeur)


Au Canon 13:
Peines infligées par Dieu et supportées avec patience
Deo...poenis ab eo inflictis et patienter toleratis

(On ne mentionne pas ici vengeance, mais en tout cas châtiments mondains infligés par Dieu.)


___________________________________________________________


2) Catéchisme de Trente

En manière de complément, il vaut la peine de citer le Catéchisme du concile de Trente, bien qu'il n'ait pas la même autorité - d'après l'ordre des textes du catéchisme de 1992, son autorité semble se placer sous celle des encycliques, mais au-dessus des documents curiaux.


Ch.24.1
"...en matière de réconciliation, satisfaire signifie accorder à un cœur irrité tout ce qu’il faut pour le venger de l’injure qu’on lui a faite. D’où il suit que la satisfaction n’est pas autre chose que la compensation, (ou réparation) de l’injure faite à quelqu’un."
(ulciscendam injuriam (le sens est venger, avec la racine ultio ici)

24.4
"...tandis que ceux qui n’endurent ces sortes d’épreuves qu’avec répugnance et malgré eux se privent de tous les avantages des œuvres satisfactoires, et ne font que subir la punition et le juste châtiment de Dieu qui se venge de leurs péchés. "
sed Dei tantum peccata justo judicio ulciscentis animadversionem et supplicium perferre
(littéralement: mais supportent seulement le supplice et la colère de Dieu vengeant les péchés par son juste jugement; le traducteur écrit "se venge" , et c'est une des seules fois où l'on trouve ce réfléchi. Ce ne semble pas être le sens latin)


29.8
"Toutefois la jalousie que nous attribuons à Dieu n’est point celle qui agite et trouble l’esprit. La jalousie de Dieu, c’est cet Amour, cette Charité qu’il a pour nous, et qui l’empêche de laisser jamais personne s’éloigner de Lui impunément. En effet, dit le Prophète David, « Il perd fous ceux qui Le renient »
Ainsi la jalousie dont nous parlons, n’est rien autre chose que cette justice toujours calme et sereine. qui répudie l’âme corrompue par l’erreur et les passions, et qui la repousse parce qu’elle est indigne de rester l’épouse de son Dieu. ...
Quant à la menace qui termine ce précepte, elle signifie que Dieu ne laissera point les pécheurs impunis, mais qu’Il les châtiera comme un bon Père, ou qu’Il les punira sévèrement et sans pitié comme un juge. ....
..... C’est ce qui arriva pour le roi Josias. A cause de sa piété extraordinaire, Dieu l’avait épargné. Il lui avait accordé de mourir en paix, d’être enseveli dans le tombeau de ses pères et de ne pas être témoin des malheurs qui devaient bientôt tomber sur Jérusalem et la tribu de Juda, à cause des impiétés de Manassès. Mais à peine fut-il mort que la vengeance de Dieu s’exerça contre sa postérité et n’épargna pas même ses enfants."
(ultio Dei: vengeance de Dieu)


30.2
"Un serment de cette nature nous livre au jugement de Dieu, comme au vengeur du mensonge."
(Dei ultori mendacii: Dieu vengeur du mensonge)


39.1
"... enfin Dieu, pour se VENGER contre eux de leur outrage, les avait accablés de tous les maux intérieurs et extérieurs. A la vue de ces terribles châtiments, ne dirait-on pas que c’en est fait de l’homme ? ne croirait-on pas qu’il est pour toujours dénué de tout secours divin, et réservé à toutes les misères ? et cependant, au milieu de tant et de si cruelles preuves de la colère et de la vengeance divines, on vit paraître comme une lueur de la Bonté de Dieu à leur égard. « Le Seigneur Dieu, nous dit la Genèse , fit à Adam et à sa femme des tuniques de peau, et Il les en revêtit. » Marque évidente, entre tant d’autres, que Dieu n’abandonnera jamais les hommes. "
( ulciscente suam injuriam Deo....divinae irae et ultionis: littéralement "Dieu vengeant son injure...vengeance divine";
on doit noter ici le réflexif du traducteur: SE VENGER. Ceci est extrêmement rare, exceptionnel dans les textes du magistère. Presque toujours Dieu venge quelque chose ou quelqu`un: la justice, le droit, les pauvres)


_______________

Dans la ligne du châtiment mondain, on peut ajouter, du catéchisme:

"Ch.24
Le Prophète Nathan lui avait dit: [4] « Le Seigneur n’a point retenu votre péché, vous ne mourrez point. » Et cependant il s’imposa volontairement des peines très grandes, implorant jour et nuit la miséricorde de Dieu en ces termes: [5] « Lavez-moi de plus en plus de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché ; parce que je connais mon iniquité, et mon péché est toujours devant moi. » Par ces paroles il demandait au Seigneur, non seulement le pardon de son crime, mais encore la remise de la peine qu’il avait méritée ; et il Le conjurait de le purifier de tous les restes de ses fautes, et de le rétablir dans son premier état d’innocence et de gloire. Cependant, malgré toute la ferveur de ses prières, le Seigneur ne laissa pas de le punir, et par la perte de l’enfant né après sa faute, et par la révolte et la mort d’Absalon qu’il aimait tendrement, et par plusieurs autres peines et châtiments, dont II l’avait...auparavant menacé. nous voyons encore dans l’Exode que le Seigneur apaisé par les prières de Moïse, pardonna au peuple son idolâtrie: ce qui ne L’empêcha pas d’annoncer qu’Il en tirerait une vengeance très sévère et Moïse lui-même déclara que le Seigneur le punirait de ce crime, avec la dernière rigueur, jusqu’à la troisième et quatrième génération. Quant à l’Eglise catholique, sa Doctrine n’a jamais varié sur ce point, et tous les écrits des Pères prouvent qu’elle n’a pas cessé de croire cette vérité

Ch.44 "Car Dieu, qui se sent offensé par nos crimes, au delà de ce que nous pouvons concevoir, déclare au pécheur une guerre implacable, Saint Paul le dit: [15] « La colère et l’indignation, la tribulation et l’angoisse, voilà le partage de tout homme qui fait le mal ! »
Sans doute l’acte du péché passe, mais la tache et la culpabilité restent ; et la colère de Dieu, toujours menaçante, suit le pécheur comme l’ombre suit le corps. David se sentant pressé par les aiguillons de cette redoutable colère, demandait avec ardeur le pardon de ses fautes. Il nous a laissé dans le Psaume cinquantième un modèle de douleur, avec les raisons et les motifs de cette douleur. Les Pasteurs feront bien de le mettre sous les yeux des Fidèles afin qu’à l’exemple du Prophète ils puissent s’exciter à un véritable repentir, à une douleur sincère de leurs péchés, et concevoir l’espérance du pardon."

(le latin du début du ch. 44 dit:
"Bellum enim est sceleratis cum Deo quorum sceleribus incredibiliter offenditur":
il y a guerre entre Dieu et les méchants dont les crimes l'outragent à un point incroyable;
ce n`est pas exactement ce que rend le traducteur ("au pécheur une guerre implacable"), car scélérat est plus fort que pécheur)

Ch. 46 "pour nous, tant que nous sommes dans notre pèlerinage, ce même Dieu ne veut pas que nous soyons exempts de toutes les misères. Il veut seulement nous préserver de quelques-unes.
....
Saint Basile le Grand, Saint Jean Chrysostome et Saint Augustin nous disent que le mal dont il est question dans cette demande, serait particulièrement le démon, parce que le démon fut l’auteur des péchés et des crimes des hommes, et que Dieu se sert de lui pour punir les criminels et les impies. Car c’est Dieu qui nous envoie tous les maux que nous souffrons pour nos péchés: [15] « Y aura-t-il dans la ville un mal qui ne vienne du Seigneur ? dit le Prophète Amos. C’est Moi qui suis le Seigneur [16], est-il dit dans Isaïe, et il n’y en a point d’autre. Je forme la lumière et Je crée les ténèbres, Je fais la paix et Je produis le mal. »

...Enfin il importe de savoir que si nos Prières et nos vœux ne nous délivrent point des maux que nous souffrons, nous devons alors les supporter avec patience, et aussi avec cette conviction que Dieu désire extrêmement nous les voir endurer de la sorte. Donc pas d’indignation, pas de tristesse, si Dieu ne nous exauce pas ! Ne devons-nous pas tout soumettre à sa sainte Volonté et à son bon plaisir ? ne devons-nous pas regarder comme utiles et salutaires les choses que Dieu approuve et non pas celles qui nous plaisent ?
Que les Pasteurs s’appliquent donc à bien représenter aux Fidèles qu’ils doivent être prêts, tant qu’ils sont sur la terre, à supporter les incommodités et les calamités de tout genre, non seulement sans se plaindre, mais même avec une certaine joie"

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