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 Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante.

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ChristianK



Nombre de messages : 419
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante. Empty
MessageSujet: Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante.   Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante. EmptyJeu 28 Aoû - 21:02

Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante.


Bien que nous soyons plus en histoire, mais dans le cadre d’un modèle sociologique, ce llivre part au point d’arrivée de Mattei, l’ influence des années 60, considérées bien plus importante que toutes les ramification passées du modernisme, que l’auteur juge secondaire. Idées principales:

-la force dominante des années 60 relève du consumérisme, elle résulte d’ un passage brusque de la pauvreté à la richesse pour une génération. Elle est générationnelle et ne peut durer.
-Gaudium et spes tout à la fois a encouragé le mouvement, et en a été le résultat
-Gaudium et spes présuppose gratuitement, ce que l’ auteur appelle de facon discutable une pétition de principe, que l’ouverture au monde constitue une adaptation, alors que cela n’est vrai qu’en certains cas. En d’autres cas, comme dansles années 60 soutient l’auteur, seule la fermeture au monde est adaptée. Donc on a couru vers l’inadaptation.
-laposture d’ouverture a entrainé une censure des fins dernières, une attitude contre apologétique (Aologétique dite explicitement triomphaliste au concile), qui a décuplé l’ indifférence religieuse (l’ auteur parle de système de motivation)
-Le biblisme catéchétique et homilétique , contre le dogme et la doctrine, s’est installé sous pression de la notion d’ouverture, pcq il est plus mou donc manipulable.
-le livre cite passablement la sociologue hervieu-Léger en empruntant nombre de ses prémissses mais avec des conclusions en sens inverse. HervieuLéger dit que le désastre est arrivé malgré le concile, Rade soutient que cette thèse est invraisemblable.

Comparé à Mattei, qui remonte de facon intellectualiste dans l’histoire des doctrines pour expliquer les événements, Rade part des événements des années 60 entrelacés de passions consuméristes pour expliquer que certaines doctrines , ou plutot pastorales, se sont imposées, très vraisemblablement sous pression mondaine donc. Il consteste l’ emploi du mot modernité pour désigner le 68ardisme, il considère cela comme une couverture idéologique et un piège dans lequel les hommes d’église sont tombés.
Au final, il y avait inadaptation dès le départ, et le temps ne règlera rien tout seul non plus, pcq les années 60 s’éloignent inexorablement - autrement dit ce discours des années 60, qui était déjà inadapté aux années 60, ne rajeunira pas mais va continuer à vieillir.
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ChristianK



Nombre de messages : 419
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante. Empty
MessageSujet: Re: Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante.   Louis Rade, Eglise conciliaire et années soixante. EmptySam 6 Juil - 22:34

J'écris ici à propos d'un livre de Routhier:

https://catholique.exprimetoi.net/t181-gilles-routhier-cinquante-ans-apres-vatican-ii-2014



-----------------------
38 ( jeunes cathos occidentaux militants: n`ont pas recu la foi à partir de l`environnement mondain;  donc une distance existe)
39  (La génération contemporaine de Vatican II est donc quelque peu discréditée; l`image de Vatican II est faussée par le facteur générationnel;
attitude plus antimondaine car minoritaire)

--OUI. Mais attention, il y a plusieurs possibilités:
-la génération discréditée était infidèle au concile, qu'il faut retrouver.
-Elle était fidèle donc le concile est discrédité
-Elle était fidèle formellement au concile mais sur une certaine matière, la matière a changé donc la première fidélité est discréditée: le concile en un sens formel garde son crédit mais en un autre sens se discrédite lui-même: il a dit de lui-même: je serai dépassé un jour.


47 (à côté des générations, dans les marges, apparaissent aussi de nouvelles institutions:
-fondées sur le rejet des nouveautés, vers la restauration)
-ou sur l`invention charismatique et le bricolage:  mouvements et communautés nouvelles, formes de réception de Vatican II)

--Normal. Si le fait des gaffes est évident mais qu'on peine à identifier précisément ces gaffes, on procèdera peu ou prou par essais et erreurs, pragmatiquement. Et puis il y a nouveautés et nouveautés. La messe tridentine est très neuve par rapport à la nouveauté de 1970, qui n'a rien de nouveau puisque'elle est standard...
De plus il faut préciser que le bricolage se fait en partie avec des matériaux de restauration, donc ceux -ci participant d'une certaine nouveauté, sauf pour les vieux.
 
------------------

Louis Rade semble avoir vu le problème soulevé par Routhier, mais avec un élément très important de plus: LE CONCILE LUI-MEME UTILISE LA NOTION D'ADAPTATION DANS UN SENS GENERATIONNEL.  On ne peut donc pas dire que si une génération veut s'éloigner matériellement de la période conciliaire ou de la matérialité du concile, en suivant largement Pie XII par exemple, ou Trente, ou le catéchisme de 1910 (compendium de celui de Trente), elle s'éloigne formellement du concile, comme je le dis ci-haut.
C'est vraiment comme si le concile disait: ce concile tel que concu par la génération de 1965, peut n'avoir aucune valeur pour la génération de 2065, il s'efface lui-même.
Donc on peut très bien se débarasser de la religion (pasto/liturgie) de 1970  en gardant le texte du concile.

Citation :

P. 126.
La dernière cause de dysfonctionnement sur laquelle j‟aimerais  porter l‟attention concerne l‟interprétation à donner au  passage de Gaudium et Spes(§  4) incitant  à “...répondre,  d‟une  manière  adaptée à  chaque  génération,  aux questions   éternelles...”De   quelles   générations   s‟agira-t-il?Comment   le déterminer?Des  enquêtes  à  la  Chenu  auront-elles  lieu  tous  les  trente-trois ans?Ou  doit-on  se  concentrer  sur  des  phénomènes  culturels  séculaires?Et qui en  décidera?Le synode  des  évêques  de  1985  penche  vers  le  court terme en percevant, dit-il, que les “signes des temps présents sont en partie différents de ceux du temps du concile”. Le moins qu‟on puisse dire, et indépendamment du  soixantisme,  c‟est qu‟il n‟est  pas  sûr  que  ce  genre  d‟oscillations  à  chaque conflit de générations ne fracassent pas le catholicisme;des chrétiens dits de l‟ouverture  n‟hésitent  pas  à  considérer  obsolète  une  restauration  du  passé, mais pour ceux qui viennent après eux, le passé, c‟est précisément l‟ouverture, car  ils  n‟ont  pas  connu  autre chose.   "
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