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 Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée

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ChristianK



Nombre de messages : 419
Religion : catholique
Date d'inscription : 16/07/2007

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MessageSujet: Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée   Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée EmptyMer 12 Juin - 22:04

LA SOUTANE



Un bref aperçu historique me semble utile.



La soutane est, depuis fort longtemps, l'habit distinctif du prêtre, qu'il devait porter partout, même en dehors de l'église, du moins dans les pays où les lois et la coutume ne l'interdisent pas, comme dans les pays à prédominance protestante.



           Et même actuellement, lorsque la télévision veut présenter un prêtre pour une publicité, une publicité pour les pâtes par exemple, etc., c’est presque toujours en soutane qu’il apparaît sur l’écran.



Les Statuts diocésains, sauf là où ils ont pu être changés, l’ont toujours déclarée obligatoire pour célébrer la Messe, même là où elle est remplacée en ville par le clergyman.



« Encore que l'habit ne donne pas la vertu monastique,dit le Concile de Trente, il faut néanmoins que les clercs portent toujours des vêtements convenant à l'Ordre qu'ils ont reçu, et que l'honneur et la pureté de leurs mœurs reluisent dans la décence extérieure de leurs habits. Mais quelques-uns sont si téméraires, et si oublieux du respect dû à la religion, de l'honneur clérical et de leur propre dignité, qu'ils ne craignent pas de porter publiquement des habits laïques, voulant participer à la fois aux choses divines et aux charnelles » (session XIV).



Venant de l'italien « sottana », dérivé lui-même de subtus, la soutane devait être portée sous les ornements sacrés. Elle est une transformation de l'habit long porté communément avant les invasions des barbares, abandonné plus tard par les gens du monde et devenu propre aux magistrats, aux médecins, aux professeurs et au clergé. Telle qu'elle est taillée aujourd'hui, elle remonte au XVIIIe siècle.



Saint Charles Borromée (+ 1584), voulant se conformer aux Conciles, ne permit que la soutane noire aux clercs de second ordre, à moins que la dignité dont ils étaient revêtus n'en demandât une autre. Peu à peu, la couleur noire pour la soutane fut universellement adoptée et rendue obligatoire dans l'Église Latine. La plupart des Ordres religieux, cependant, conservèrent la couleur de leur habit, le blanc (Cisterciens, Dominicains, etc.) et le brun (Carmes, Franciscains, Capucins, etc.). Les Evêques, depuis le Concile de Trente, pour mieux se conformer à l'esprit de pénitence et de deuil si convenable au clergé, et voulant toutefois se distinguer des clercs inférieurs, prirent pour eux le violet.



A Rome, il était possible de reconnaître l'origine, et donc le séminaire, de chaque séminariste par la couleur de la soutane ou de la ceinture, qui variait suivant les différentes nationalités. C’est toujours le cas, pour les cérémonies, pour les prêtres et les séminaristes qui étudient dans les Collèges de Propaganda Fide.



Voici le texte liturgique officiel de la bénédiction de la soutane, à l’occasion de la prise de soutane – c’est la prière que mes confrères et moi-même avons entendue avec une grande joie, lors de notre prise de soutane :



« Seigneur Jésus, qui avez daigné vous revêtir de notre corps mortel, nous vous supplions de répandre sur nous l'abondance de vos inépuisables libéralités et de bénir ce vêtement nouveau dont nos pères ont fait choix, en place de l'habit séculier, pour symboliser l'innocence ou l'humilité. Faites que ces jeunes gens, qui veulent vous servir, en revêtant ce vêtement se revêtent en même temps de vous, et qu'au milieu des autres hommes, par la sainteté de leur vie, il apparaisse à tous qu'ils vous sont consacrés, à vous, ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles sans fin ».



           Combien ont entendu cette prière, avec joie et dévotion, et se sont empressés ensuite, hélas, de s’en défaire, en oubliant que ce vêtement voulait dire « revêtir le Christ » et manifester à tous leur consécration à Dieu !



           Existe-t-il une bénédiction pour le clergyman ? pas à ma connaissance ! Et donc…





Ou pour la toute petite Croix sur les habits civils (quand elle est portée, ou même si elle portée, bien cachée dans le revers de la veste !) ?




           Quelle signification religieuse, sacerdotale, spirituelle, a alors le clergyman sous toutes ses couleurs, ou l’habit civil ?




On est bien loin en le revêtant, de penser que l’on revêt le Christ, que l’on est consacré au Christ, comme le disait la prière de la bénédiction de la soutane.



Et pourtant, déclarait Monsieur Olier (1), « La sainte soutane, est un signe extérieur qui manifeste l'état intérieur de l'âme…La couleur noire indique la première disposition qui doit être dans le clerc, qui est d'être mort à tout l'amour et à toute l'estime du siècle »,



Monsieur Olier déclarait encore à propos de la soutane : elle « couvre tout le corps, en témoignage que toute la chair est morte, et que le clerc qui la porte, porte en soi la mort de Jésus-Christ en tous ses membres. En effet, il faut que celui qui est élevé à ce Saint Etat montre en sa personne la Mort de Notre Seigneur et ses Victoires, et il faut que toutes ses œuvres les prêchent et les annoncent partout. Saint Paul dit de tous les chrétiens qu'ils doivent être environnés en tout leur corps de la mort de Jésus-Christ (2 Co 4, 10). Et c'est ce que figure la soutane qui couvre les clercs, qui environne tout leur corps, et qui ne laisse rien voir d'eux que sous un habit de mort. Comme ils sont tout à Jésus-Christ, et qu'ils se sont donnés à lui sans réserve dans la cléricature, non seulement ils doivent avoir crucifié leur chair en tous ses dérèglements, mais aussi en tous ses désirs ».



           Les paroles de Monsieur Olier, Fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint Sulpice, qui savait de quoi il parlait, ne sont pas dépassées, même si les modes ont changé. Ne serait-il pas utile de reprendre ses paroles, de les méditer, pour permettre aux séminaristes, aux prêtres, de prendre ou de reprendre conscience du Sacerdoce auquel ils ont été appelés ?



Un seul souhait, un seul désir s’imposent :



AINSI-SOIT-IL !



QU’IL EN SOIT DE NOUVEAU AINSI !
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ChristianK



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MessageSujet: Re: Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée   Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée EmptyMar 18 Juin - 2:53

addendum sur la soutane
18 NOVEMBRE 2009

Rédigé par Mgr J. Masson et publié depuis Overblog

Il y a quelques années, il était de bon ton de moquer ceux qui critiquaient les abus dans l'Eglise en les décrivant comme des fossiles attachés uniquement "à la soutane et au latin".

Voici quelques textes propres à étoffer ce qui a été dit dans l'article précédent, pour manifester que l'exigence de la soutane est bien une exigence ecclésiale.

Jean-Paul II le 31 janvier 1994 :

« ...On ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre, homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également par l'habit qu'il porte. Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l'Église. » ( Jean-Paul II, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres,1994, p. 69).

Le mardi de Pâques 1997, il redisait encore à des prêtres réunis dans la crypte de Saint Pierre :

« Il n'est pas fiable celui qui se cache dans l'anonymat d'un vêtement civil ».

Ce n'était qu'un rappel des règles du Concile de Trente :

« La témérité de certains prêtres - et leur mépris de la religion - s'affichent à ce point que, faisant peu de cas de leur dignité et de l'honneur clérical, ils portent des vêtements laïcs, ayant ainsi un pied dans les choses divines et l'autre dans les réalités charnelles » (Concile de Trente, session XIV, chapitre Cool.

Le 23 mars 1967 l'Épiscopat français avait demandé :

« aux prêtres, pèlerins de Lourdes, de porter la soutane dans le domaine de la grotte: pour qu'on puisse aisément les identifier ; pour écarter les tenues qui n'ont souvent rien d'ecclésiastique; pour créer, dans le sanctuaire, un climat de dignité religieuse profitable aux pèlerins ».



CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ

DIRECTOIRE POUR LE MINISTÈRE ET LA VIE DES PRÊTRES
31 janvier 1994

*

66. /Obligation de l'habit ecclésiastique

Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre --- homme de Dieu, dispensateur de ses mystères --- soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l'habit qu'il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d'un ministère public.(211) Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme (212) son identité et son appartenence à Dieu et à l'Église.

Pour cette raison, le prêtre doit porter «un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes». (213) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère...

A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente.(214)

Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Église.(215)

_______________
NOTES

(211) Cf. JEAN-PAUL II, Lettre au Card. Vicaire de Rome (8 septembre 1982): «L'Osservatore Romano», 18-19 Octobre 1982.

(212) Cf. PAUL VI, Allocutions au clergé (17 février 1969; 17 février 1972; 10 février 1978): AAS, 61 (1969), 190, 64 (1972), 223; 70 (1978), 191; JEAN-PAUL II, Lettre aux prêtres à l'occasion du Jeudi-Saint 1979, Novo incipiente (7 avril 1979), 7: AAS 71 403-405; Allocutions au clergé (9 novembre 1978; 19 avril 1979) Insegnamenti, I (1978), 116; II (1979), 929.

(213) C.I.C., can. 284.

(214) Cf. PAUL VI, Motu Propio /Ecclesiae Sanctae, I, 25, 2d: AAS/58 (1966), 770; S. CONGR. POUR LES ÉVEQUES, lettre circulaire à tous les représentants pontificaux Per venire incontro (27 janvier 1976); S. CONGRÉGATION POUR L'ÉDUCATION CATHOLIQUE lettre circulaire The document (6 janvier 1980): «L'Osservatore Romano» suppl., 12 avril 1980.

(215) Cf. PAUL VI, Catéchèse dans l'audience générale du 17 septembre 1969; Allocution au clergé (1er mars 1973): Insegnamenti, VII (1969), 1065; XI (1973), 176.



À la veille de son départ pour son premier Voyage apostolique en Afrique, le Pape Benoît XVI a reçu en audience, le 16 mars, les membres de la Congrégation pour le Clergé:

"la mission du prêtre a ses racines, de manière spéciale, dans une bonne formation, réalisée en communion avec la Tradition ininterrompue de l'Église, sans coupures ni tentations de discontinuité. Dans ce sens, il est important de favoriser chez les prêtres, et surtout chez les jeunes générations, une réception correcte des textes du Concile oecuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le bagage doctrinal de l'Église. Elle est urgente la récupération de cette conscience qui pousse les prêtres à être présents, indentifiables et reconnaissables, et par leur jugement de foi, et par les vertus personnelles, mais aussi par l'habit, dans les milieux de la culture et de la charité, qui sont depuis toujours au coeur de la Mission de l'Église".
Mgr J. Masson
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ChristianK



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MessageSujet: Re: Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée   Pourquoi l'abbé Masson ne fut pas de la génération défroquée EmptyMar 18 Juin - 3:15

Voici ce qu'on trouve comme commentaire:
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A la demande de son Supérieur au Séminaire Saint-Sulpice, le Père Longère, sulpicien justement, accepta de porter un clergyman une fois par mois : le reste du temps il continuait à porter la soutane! C’était une condition d’ouverture, un gage donné! Tout cela est assez ridicule et mesquin. De part et d’autre. Une fois ordonné prêtre en 1966, l’abbé Masson cessa de porter le clergyman ne devant plus donner des gages au séminaire! Il parle de cette époque comme de celle de la « grande persécution ». Depuis des générations de séminaristes de tendance tradi ont fait de même!! Cachant leur soutane dans leur armoire! En attendant de la sortir au grand jour, une fois ordonnés!

En ce sens Jacques Masson aura été un précurseur.


(...)

Plus vraisemblablement ce Masson faisait de la provocation…et la soutane qu’il ne quittait sans doute pas n’était qu’un élément pour afficher ses sympathies intégristes…ce qui peut être faisait hésiter les pères pour son ordination!

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Il est très bizarre de penser que la soutane est intégriste! Cela ressemble à la maladie mentale postconciliaire locale. Les ptres orthodoxes russes seraient intégristes?
Quel argument fait le lien entre intégrisme et soutane?

Le sens du mot a clairement glissé.
Son vrai sens réfère à la lutte excessive contre le modernisme vers 1920-1950, c'est tout.
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